Comment emprunter après 50 ans ?

immobilier senior

Les établissements de crédit ont vite compris l’intérêt d’accorder des prêts aux personnes d’un certain âge. La situation actuelle est que l’espérance de vie de la population a aussi augmenté, ce qui permet à ces séniors d’honorer des engagements, même à long terme. Des critères de sélection ont même été mis en place pour s’adapter à leurs situations, leurs besoins et répondre à leurs attentes.

Un prêt immobilier pour senior ?

Les prêts destinés aux séniors sont soumis à certaines conditions. Il y a d’abord la part pécuniaire que l’emprunteur doit fournir. Avec cet apport, le client n’empruntera qu’une partie de la somme correspondant au prix du bien convoité. De plus, le montant apporté donnera au banquier une idée de la capacité d’épargne de son client. Il pourra être réticent à l’idée d’accorder un prêt pour quelqu’un qui veut s’offrir une résidence principale à 50 ans et qui n’a pas eu la capacité de mettre de l’argent de côté depuis tout ce temps. En plus de ce côté financier, la banque prendra aussi note du fait si l’emprunteur est déjà propriétaire de sa résidence principale. Si ce dernier veut acheter un bien immobilier pour le faire louer, alors il aura plus de chance que sa demande de prêt soit accordée. La situation est différente pour une personne qui paie encore un loyer et qui veut faire l’acquisition du bien dans le but d’en faire sa résidence secondaire ou le mettre en location.

L’état de santé du demandeur est pris en compte par le banquier lors de l’étude de son dossier de prêt. Toutefois, pour permettre à ces personnes d’emprunter, la convention Belogrey a mis en place des dispositions spécifiques pour qu’elles puissent souscrire à une assurance décès. Malgré cette convention, beaucoup de demandes de prêt immobilier des personnes âgées sont encore refusées.

Un dossier bien travaillé

Pour augmenter les chances que sa demande de crédit soit acceptée, le dossier du sénior doit être nickel. Les points importants étudiés par le banquier concernent par exemple la tenue des comptes bancaires, qui doivent présenter des soldes positifs. Le ratio d’endettement du client ne doit pas dépasser les 33%. Il est aussi préférable que celui-ci n’ait pas d’autres crédits en cours. Le chargé de compte vérifiera si son contrat de travail est à durée indéterminée ou non. Sa situation professionnelle doit aussi être stable, et son domaine d’activité ne présente pas les risques qu’il se retrouve au chômage durant son engagement.

Si le client ne dispose pas encore de compte dans sa banque de crédit, il devra alors y ouvrir un compte chèque. Cette opération renforcera les liens commerciaux entre les deux parties et pourra inciter le client à s’intéresser aux autres produits et opérations d’épargne de l’établissement financier.

Chaque personne qui veut obtenir un prêt immobilier doit souscrire à une assurance invalidité décès. Cette mesure est exigée par l’établissement prêteur, et ce afin de sécuriser son investissement. En accordant un prêt, elle s’apprête en effet à donner une somme d’argent assez conséquente à un client. Celui-ci sera engagé sur une période allant entre dix, vingt ou trente ans. Durant son engagement, l’emprunteur peut avoir un problème l’empêchant de payer ses mensualités. Plus le client aura un âge avancé, plus le coût de cette assurance sera élevé. L’emprunteur peut alors comparer les offres des différentes compagnies d’assurance et prendre le temps de choisir laquelle correspond à sa situation. S’il a quarante ans, il peut encore bénéficier des mêmes conditions proposées aux personnes jeunes. Par contre, si le client a déjà dépassé la cinquantaine, il est préférable qu’il souscrive à une assurance décès auprès de son établissement de crédit, au lieu d’une compagne d’assurance. La banque dispose en effet d’un contrat collectif qui ne prend pas en compte l’âge de l’assuré.